"Nous voulons ramener les gens à la raison par le portefeuille", déclare le commandant des sapeurs-pompiers de Paris, car certaines personnes "utilisent les numéros d'urgence pour des raisons qui ne sont pas urgentes".
Le commandant des sapeurs-pompiers de Paris, le général Joël Prieur, déclare dimanche 13 juillet qu'il veut "facturer les appels abusifs" des particuliers.
"Nous allons très probablement demander des comptes à ceux qui font preuve de désinvolture à l'égard du service public, comme c'est déjà le cas en mer ou à la montagne", déclare le patron des pompiers de Paris dans un entretien paru dans Le Parisien-Aujourd'hui en France.
"Le secours n'a pas de prix mais il a un coût", ajoute-t-il. "Je veux donc facturer les appels abusifs. Nous voulons ramener les gens à la raison par le portefeuille. Le préfet de police veut d'abord lancer une campagne de communication à la rentrée. Si elle ne suffit pas, nous irons plus loin d'ici à 2009", dit-il.
Bobologie
Pour le général Prieur, certaines personnes "utilisent les numéros d'urgence pour des raisons qui ne sont pas urgentes, quitte à maquiller une 'bobologie' en symptome grave".
"Certains parents, dont les enfants ont une simple gastro-entérite, la transforment auprès de notre opérateur téléphonique en péritonite pour être sûrs que nous interviendrons", affirme encore le général Prieur. "La population parisienne nous utilise comme les médecins de famille d'autrefois qui se déplaçaient à domicile. Ce n'est pas notre mission", déclare-t-il.
"Le nombre d'interventions pour secours à victimes augmente de 6% par an et, dès le mois d'octobre ou de novembre, nous aurons atteint le plafond de nos capacités annuelles: 350.000 interventions. Au delà, nous serons en surchauffe", prévient-il. "C'est déjà le cas localement dans 41% de nos casernes. Je lance un cri d'alarme", dit encore le général Prieur.